j'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi certains n'ont pas apprécier la musique de fin du film, c'est une magnifique façon d'achever les livres et de commencer les films au contraire! cette musique est la BO d'un film de Louis de Funès, l'exemple d'AA. c'est un hommage qu'il lui rend et formidable souffle après la catastrophe qui s'abbat sur Logres maintenant que Lancelot est au pouvoir.
Je remarque également que peu d'entre vous ne se demande pas pourquoi c'est Venec qui vient sauver Arthur, pourquoi c'est lui qui ne l'oublie pas, parmis tout les chevaliers, Bohort, Perceval,... Venec est comme un enfant, ou plutôt était. ces illusions ont sautées quand Arthur s'est ouvert les veines. Souvenez vous des mots que Venec ne cessait de répéter: "Moi, je préfère quand même quand c'est vous le roi!" Venec est fidèle à Arthur, inlassablement, alors qu'il n'est ni chevalier, ni de la famille. c'est juste un truand ou plutôt, comme il le dit "un gars fûté"... C'est un admirable clin d'oeil de AA sur la question de savoir ce qu'est un bon souverain, un bon roi. c'est effectivement celui qui "ne se bat que pour la dignité des faibles", parce-que des faibles rassemblés ça donne des forts. Et c'est le dernier des fort qui vient chercher Arthur et le mettre à l'abri. Toute cette scène est sous tension, Venec est visiblement choqué qu'Arthur est donné pouvoir à Lancelot, mais ce n'est rien à côté du moment où il lui lance "OK, on a va vous trouver un foulard" c'est vraiment une scène forte, c'est son roi, et même pour cacher ses plaies, il ne se "désèspère pas".
La scène où Arthur raconte son rêve est magnifique de sens et de force. Qu'il la raconte à Perceval n'est pas vraiment étonnant, ni que Perceval lui remette bien ses couvertures. Bien avant l'instant où la haine de Lancelot devenait de plus en plus évidente, Arthur et Perceval étaient proches, Perceval reste le seul chevalier qui ne fait pas partit de sa famille avec qui Arthur dîne seul à seul. ce n'est pas un privilège qu'il accorde à Lancelot. Et souvenez vous que Perceval a été trouvé dans un cercle de culture, c'est également l'enfant des dieux, c'est celui qui trouvera le graal. Le parallèle qu'AA fait entre les suicidés et le christ avec cette phrase extremement juste et justifié: "Qu'est ce que quelqu'un qui souffre et qui fait couler son sang par terre pour que tout le monde soit coupable? tout les suicidés sont le christ. Et toute les baignoires sont le graal"... je suis ravi qu'il y est eu cette référence parce-que c'est aussi ce que je me suis dis à la fin du Livre V. Il n'y aucune différence... Le graal n'est rien d'autre qu'un récipient qui a recueillit le sang du christ... réfléchissez -y. Le rêve d'Arthur est si clair et si violent et en même temps si drôle, c'était vraiment du grand art...
La scène avec Guenièvre... il est amusant de constater que la seule personne qui n'est absoluement rien fait pour mérité d'être hanté par Arthur, le soit justement. Guenièvre n'arrive plus à dormir parce-qu'elle rêve du sang d'Arthur, ans un bain qu'elle a effectivement fait couler, dans sa naïveté touchante et son amour pour lui, (car oui, loin est l'époque où elle répondait "je crois" quand on lui demandait si elle aimait Arthur) elle a compris bien des choses. comme effectivement, qu'Arthur a voulu par son suicide faire ce qu'il révait de faire depuis le début, les rendre malade de culpabilité, d'horreur, tous. Le message est très clair et il est marqué au fond de la baignoire n'est-ce pas: "Vous m'avez bien casser les couilles". C'est trivial mais c'est la vérité, ça faisait si longtemps qu'Arthur se demandait s'il n'allait pas se foutre en l'air... rappelez-vous l'épisode "Legenda" où il raconte une histoire au neveu de Karadoc et qu'il lui dit qu'il fait " de la dépression" et qu'il ne sait pas "si'il va se tuer ou pas". Jusqu'au bout on l'aura fait chier, tout le monde, c'était un peu sa vengence. Et du coup pour ceux qui trouve la parrallèle avec le christ un peu gros, songez donc à L'histoire du christ. Tout est d'une logique merveilleusement triste et juste et belle aussi. Et guenièvre qui reste là, qui comprends finalement qu'il a voulu emmerder la terre et qui a peur de lire ses mémoires au cas où elle tomberait sur des choses qui ne l'a concernent pas... et Arthur qui lui avoue son premier mariage, mais qui ne se résout pas à lui avouer pourquoi il ne l'a touchait pas... lui conseillant seulement de lire les mémoires, après sa mort... je crois que c'est la seule fois où on comprends que finalement Arthur a un peu honte de tout ce qu'il lui a fait subir.
Parlons de Lancelot... à côté Venec est vraiment un héros. il est sans doute vrai que Méléagant est en quelque sorte le double maléfique de Lancelot, mais au final c'est lui qui brûle la table ronde, lui qui pourchassent les chevaliers, les tuent... il n'a rien écouter de ce qu'Arthur lui a dit sur les grands chefs et leur unique cause, défendre la dignité des faibles. il ne l'a pas compris et pire il l'a ignoré. ce qui le rend diamétralement différent d'Arthur, de César et de Venec qui lui s'est battu pour le faible qui restait, son roi. J'ignore ce qu'il adviendra de Lancelot, mais rien de bon.
La scène où Mevanwi mumure à Arthur: "Et vous? qu'est-ce que vous avez fait pour rome", qu'il lui répond," je l'ai laissé tombée" et qu'elle dit: "comme moi?".. j'ai trouvé ce moment très beau... vraiment. Il l'a vraiment aimé pour rêvé d'elle de cette façon, pour rêvé d'elle avant Aconia... Parfois j'ai l'impression qu'il ne sait pas aimé les bonnes personnes, les personnes qui le lui rendrait bien, comme guenièvre.
Ce qui nous ramène à Anna. Le rêve qu'il a fait annonce très clairement le ton. Mordred sera présent dans la trilogie des films de Kaamelott, mais il n'est pas encore conçu. Ce dont Arthur ne se souvient pas, c'est d'avoir retirer l'épée à 4 ans. Mordred "viendra" comme le dit Anna, Arthur couchera avec elle, qu'il le veuille ou non. Et puis Mordred est le personnage ultime de la légende Arthurienne, quel cruauté quand on pense que dans Kaamelott, Arthur voulait plus que tout un enfant...
J'ai réellement adoré cet épisode, je n'en attendais pas moins pour cloturer les livres. A la fin, Arthur se souvient de son plus vieux souvenir, de celui qu'il avait oublié et il le répétait depuis le début du livre: "jme souviens pas." à Merlin, aux sénateurs, au père blaise, à Anna... c'est comme une renaissance , il reproduit les mêmes gestes que dans son souvenir parce-qu'il le vit et la musique sublîme le tout, vous n'avez pas remarqué qu'elle est à la fois drôle et grave? La phrase: "Bientôt Arthur redeviendra un héros" ne signifie en aucun cas qu'il va filer tel superman" Allons... Kaamelott est plus profond que ça. Vous lisez mal si vous le pensez, ou plûtot, essayez de considérer le mot "Héros" autrement que dans le sens populaire qui vous astreint. un héros n'est pas forcément un type qui va se précipiter avec une cape pour sauver la veuve et l'orphelin. Un héros c'est d'abord quelqu'un qui a du courage. Et n'oubliez pas que même si il avait toutes les bonnes raisons de le faire, Arthur s'est enfuit à Rome. Un héros agit. Et c'est bientôt ce qu'Arthur fera, parce-ce qu'avoir du courage c'est d'abord agir. c'est aussi simple que ça.
Cet épisode était le plus beau de tous. je remercie vraiment Alexandre Astier pour tout ça. Et je lui souhaite une longue très longue continuation.
Bises,
Lily